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Google : l’effet boomerang du "droit à l’oubli numérique"

Google comptait bien caresser ses utilisateurs dans le sens du poil. C’est raté : son dispositif pour faire valoir le “droit à l’oubli numérique” – la possibilité de supprimer du moteur de recherches des informations personnelles – fait déjà des mécontents. Le géant américain a mis en ligne, fin mai, un formulaire qui permet à l’internaute de signaler une page qu’il souhaiterait voir effacée. Quelque 70 000 demandes ont déjà été effectuées. Cette semaine, première application : certains articles des sites britanniques du Guardian, de la BBC et du Daily Mail ont été supprimés de l’index européen du moteur de recherche. Les éditeurs en ligne dénoncent le manque d’efficacité et de justesse de la procédure. Quelles sont selon eux les faiblesses de ce droit au retrait de liens “compromettants” ?

Le droit à l’oubli entrave la liberté de la presse

Six contenus du Guardian ont “complètement disparu” du moteur de recherche. Trois concernaient l’arbitre écossais Dougie McDonald, qui avait démissionné en 2010 après avoir menti sur les raisons pour lesquelles il avait accordé un penalty. Six liens de la BBC ont également été supprimés de l’index de Google. Tous pointaient vers un contenu portant sur la chute de Stanley O’Neal, ancien PDG de la banque Merril Lynch, accusé d’avoir fait subir des pertes colossales à sa firme en se lançant dans des investissements risqués. Dans les deux cas, Google a envoyé une notification aux éditeurs, sans expliquer le fondement de sa décision.

Pour les médias britanniques, ces restrictions relèvent de la “censure” et constituent une entrave à la liberté de la presse. “Personne n’a affirmé que ces histoires étaient fausses, biaisées ou imprécises. Mais on les rend malgré tout très difficiles à trouver”, dénonce le Guardian, qui dit ne disposer d’aucun recours contre le moteur de recherche. “En bloquant ce lien, Google a confirmé les peurs des (…) Lire la suite sur Francetv info

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