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Gogoro Eeyo 1, le vélo électrique qui mise tout sur le style

Le fabricant de scooters électriques Gogoro débarque sur le marché des VAE urbains avec un model au design sophistiqué et un groupe moteur/batterie intégré au moyeu arrière. Un vélo électrique haut de gamme qui sera commercialisé en Europe à partir de cet été.

Le mois dernier, Gogoro avait fait du teasing en annonçant le lancement d’un vélo électrique, une première pour ce constructeur spécialisé dans les scooters électriques. On peut dire que l’attente en valait la peine puisque le Gogoro Eeyo 1 est une réussite esthétique. Ce VAE qui se destine à un usage urbain mise sur un style très épuré et élégant. Son cadre monobloc totalement en carbone surprend visuellement par l’absence de tube de selle (5 tailles de cadre disponibles). Le design est minimaliste, fluide, très agréable à l’œil.

Pour atteindre cette simplicité esthétique, Gogoro a joué la carte d’une intégration du moteur électrique 250W, de la batterie 123.4 Wh et des capteurs électroniques (couple, vitesse, température) dans le moyeu de la roue arrière baptisée Eeyo Smartwheel. Un beau travail d’ingénierie dont on attendra tout de même de voir ce qu’il donne en termes de durabilité et d’entretien.

La contrepartie de cette intégration très poussée est que l’on ne peut donc pas détacher la batterie pour la charger chez soi. Gogoro tente de rendre la chose moins pénalisante en proposant deux chargeurs, l’un portable et l’autre (en option) faisant office de support pour le vélo, qui se branchent au niveau de la roue arrière. Gogoro annonce entre 64 km et près de 90 km d’autonomie selon que l’on utilise le mode d’assistance sport ou éco et 2,5 heures pour une charge complète.

L’Eeyo 1 est très beau, mais est-il pratique ?

Des chiffres assez impressionnants au vu de la capacité de la batterie. Le poids du vélo n’y est sans doute pas pour rien : un peu moins de 12 kg pour l’Eeyo 1s, le modèle haut de gamme à 4.599 dollars (4133 euros au cours actuel) et 12,2 kg pour l’Eeyo 1 à 3.899 dollars (3500 euros au cours actuel). La différence entre les deux modèles se situe principalement sur la présence d’un guidon et de roues en carbone sur le 1s.

En cyclisme, le carbone est prisé non pas tant pour le gain de poids que pour sa rigidité qui rend les vélos plus réactifs et vifs et améliore sensiblement le rendement par rapport à un cadre en aluminium. Une rigidité qui a souvent une incidence notable sur le confort, surtout avec des roues en carbone et l’absence de suspension. Bref, il faudra voir comment se comporte l’Eeyo 1 sur des revêtements en mauvais état ou des pavés.

Par ailleurs, on regrette qu’au vu des tarifs annoncés, Gogoro n’ait pas mieux travaillé l’ergonomie de la partie connectée avec un écran intégré. Au lieu de cela, le cycliste devra installer son propre smartphone sur un support au-dessus de la potence pour utiliser l’application de contrôle des fonctions du vélo. Ce n’est non seulement pas très harmonieux avec le design général du vélo, mais cela expose aussi le mobile en cas d’intempéries et de chute. L’absence de garde-boues, qui ne semblent pas prévus en option, est également regrettable sur un vélo qui se destine à un usage régulier. Et l’on se demande aussi pourquoi Gogoro n’a pas intégré le système d’éclairage. Il sera vraisemblablement rajouté comme accessoire, ce qui sera bien moins élégant.

A première vue, l’Eeyo 1 donne l’impression d’un vélo électrique assurément séduisant, qui s’adresse à une clientèle d’urbains aisés et technophiles désireux de rouler propre avec style. Mais sera-t-il vraiment pratique à l’usage et en toutes circonstances ? Cela reste à voir. D’autant qu’il aura en face de lui des VAE de ville tels que les VanMoof S3 et X3, le Specialized Turbo Vado SL et le prometteur Angell fabriqué par SEB à l’esthétique affirmée, aux fonctionnalités plus étoffées et aux prix plus abordables.

Un vélo électrique Gogoro Eeyo bientôt en France

Article de Marc Zaffagni, le 24/04/2020

Un nouvel acteur s’apprête à débarquer sur le marché français du vélo à assistance électrique. Il s’agit de Gogoro, un constructeur taiwanais qui s’illustre déjà sur le créneau des scooters électriques avec des engins très appréciés.  

Créé en 2015 par deux anciens designers de HTC, la marque taiwanaise de scooters électriques Gogoro jouit déjà d’une réputation flatteuse dans les pays où elle est présente. Annoncée depuis quelques mois déjà, l’arrivée de Gogoro sur le marché français va se concrétiser cet été, mais pas avec un scooter électrique. Le constructeur vient en effet d’annoncer qu’il lancera un vélo électrique et connecté, le Gogoro Eeyo, le mois prochain aux Etats-Unis et cet été en Europe et Taiwan.

Pour le moment, Gogoro n’a livré aucune information au sujet de ce VAE qui devrait vraisemblablement se destiner à un usage urbain. Mais le savoir-faire que la marque à démontré avec les scooters électriques laisse augurer quelque chose d’intéressant.

Des scooters à batteries interchangeables

En effet, les scooters électriques Gogoro S1 et S2, et le nouveau Gogoro Viva ont rencontré un gros succès auprès d’une clientèle urbaine séduite par leur excellent rapport qualité/prix et le système de batteries échangeables qui s’appuie sur un réseau de distributeurs automatiques disséminés dans la ville. Arrivé à l’un de ces points, l’utilisateur retire la batterie située sous la selle du scooter, la place dans un logement libre de la station de charge et en récupère une autre prête à rouler. Un dispositif très pratique qui évite toute attente.

Si les scooters électriques Gogoro ne sont pas distribués en France, ils ont été utilisés par le service de location en free floating (libre-service sans station d’attache) COUP qui a opéré sur Paris durant deux ans jusqu’en novembre dernier. On ignore encore si l’introduction du Gogoro Eeyo en France préfigure celle des scooters électriques. A suivre…

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Ce vélo électrique gonflable tient dans un sac à dos  Qu’est-ce qui est plus compact et plus rapide à monter qu’un vélo pliable ? Un vélo gonflable qui pèse à peine 5 kilos roues et batterie comprise. Imaginé par l’université de Tokyo, il se range dans un sac à dos et se gonfle en 1 minute.