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Apple se sépare du controversé Antonio García Martínez

Mise à jour 13/05, 04h — Hé bien, ça n’aura pas traîné : devant la levée de boucliers de plusieurs de ses employés, Apple a tout simplement décidé de se séparer de Antonio Garcia Martinez, embauché en début de semaine pour rejoindre l’équipe en charge de la réclame pour l’App Store et Apple News.

« Chez Apple, nous nous sommes toujours efforcés de créer un lieu de travail inclusif et accueillant où chacun est respecté et accepté », a déclaré le constructeur à la presse US. « Un comportement qui rabaisse ou discrimine les gens pour ce qu’ils sont n’a pas sa place ici ». Cette histoire souligne les manquements du processus d’embauche au sein d’Apple. Un processus qui implique pourtant une vérification des antécédents et plusieurs entretiens.


Article original, 12/05 — Le recrutement récent d’Antonio García Martínez ne passe pas auprès d’une partie des employés d’Apple. Ils sont plusieurs à avoir lancé une pétition pour demander une enquête sur son embauche, rapporte The Verge. Le problème n’est pas qu’il s’agit d’un ancien employé de Facebook — le conflit ouvert entre les deux entreprises n’est pas si radical —, mais qu’il a tenu des propos considérés comme opposés aux valeurs d’Apple.

Les pétitionnaires pointent une dizaine d’extraits de Chaos Monkeys, l’autobiographie d’Antonio García Martínez sortie en 2016 qui avait fait grand bruit à l’époque, car il y dresse un portrait à l’acide de la Silicon Valley et que plusieurs déclarations faisaient déjà polémiques. « La plupart des femmes de la Bay Area [la région de San Francisco, ndr] sont douces et fragiles, dorlotées et naïves en dépit de leurs revendications de mondanités, et généralement pleines de merde », écrit par exemple l’ancien responsable produit de Facebook dans le secteur de la publicité.

Dans un article de 2016 consacré à ce livre, Gizmodo notait qu’Antonio García Martínez prenait un malin plaisir à décrire les manigances qui avaient cours à Facebook et ailleurs, mais qu’il était lui même coupable de mauvaise conduite. La journaliste indiquait que le brûlot était parsemé d’homophobie et de misogynie.

Les déclarations controversées d’Antonio García Martínez vont dans le sens inverse des engagements d’Apple en faveur de l’inclusion et de la diversité, font valoir les pétitionnaires (leur nombre n’est pas connu) aux responsables en charge de ces sujets. Les employés demandent la mise en place d’une enquête déterminant comment ces propos ont pu être ignorés durant la phase de recrutement, ainsi que des mesures pour que cela ne se reproduise plus. Ils n’appellent pas au renvoi d’Antonio García Martínez, mais ils demandent à ce qu’il soit privé, au minimum, de pouvoir dans les décisions d’embauche.

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Apple n’a pas fait de commentaire sur la situation à l’heure actuelle.