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Non, on n’a pas trouvé un émoticône dans un poème de 1648 :(

L’histoire était belle. Trop belle peut-être. Repéré par Levi Stahl sur son blog, beaucoup de médias américains comme The Atlantic,ou Le Huffington Post l’ont repris, pensant trouver là un émoticône plus vieux que celui retrouvé en 2012, dans un texte d’Abraham Lincoln.

Mais celui présent dans le poème To Fortune, de Robert Herrick qui date de 1648 n’en est pas un.

Il avait pourtant tout pour plaire, puisqu’il se plaçait juste après un «fmiling yet» (déjà en train de sourire).

Mais comme le note Ben Zimmer sur Slate.com, Bonnie Taylor-Blake qui a mis en ligne ces scans a remarqué que sur la page suivante, on retrouve la même double ponctuation.

«Je ne pense pas que la retranscription du discours de Lincoln nous faisait un clin d’oeil, et je suis encore plus sûr que Herrick n’avait pas pour intention de nous faire tourner la tête avec son petit smiley. Et ce n’est pas que dans le texte de Herrick. La combinaison deux points/parenthèse est facilement trouvable dans d’autres textes du XVIIe siècle, en anglais.»

Benjamin Schmidt, chercheur en lettres numériques à l’Université de Northwestern, à côté de Chicago, aux Etats-Unis, a cherché les récurrences de cette combinaison sur Open Library. Certains des résultats étaient des erreurs de reconnaissance optique de caractères (OCR). Mais la plupart des réponses n’était pas des erreurs, mais bien une série de ponctuation normale, même si cela paraît un peu bizarre, vu d’aujourd’hui.

Voici, par exemple, des extraits de Sylva Sylvarum de Francis Bacon, publié de façon posthume, en 1669.

«Certains écrivains, voire sans doute plusieurs imprimeurs étaient plus enclins à mettre un deux points ou un point-virgule avant de fermer la parenthèse. Dans Plain Scripture Proof of Infants Church-membership and Baptism, j’ai trouvé 14 exemples de “:)”. Open Library en a identifié sept autres lors de la numérisation mais ce sont erreurs OCR. Ce qui veut (…) Lire la suite sur Slate.fr

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