Digg StumbleUpon LinkedIn YouTube Flickr Facebook Twitter RSS Reset

La France à l’offensive pour le contrôle du Net

L’Icann, l’organisme international chargé de délivrer les noms de domaines, se réunit cette semaine à Londres.

Une bataille pour le contrôle d’Internet s’ouvre cette semaine à Londres. Plus de 2000 participants vont débattre de l’encadrement de fonctions techniques du Net, notamment de la façon dont sont attribués les noms de domaine, les adresses Internet en «.com», «.net» ou maintenant «.paris» ou «.hotels».

Cette mission est assurée depuis 1998 par l’Icann (Internet Corportation for Assigned Names and Numbers), société californienne à but non lucratif placée sous le contrôle du département du Commerce américain. Face à la pression internationale, les États-Unis se sont engagés au début de l’année à lâcher ce contrôle au terme du contrat qui les lie à l’Icann, en septembre 2015.

L’enjeu est de savoir par quoi remplacer la tutelle américaine. Les États-Unis mettaient jusqu’alors en garde contre le risque de voir des États peu respectueux des libertés individuelles avoir un droit de regard sur l’infrastructure d’Internet. Les révélations d’Edward Snowden sur les programmes d’espionnage de la NSA ont affaibli cette défense. Les États-Unis, représentés par leur ministre des Télécoms, plaideront à Londres pour un encadrement léger, par un collège d’experts.

La France et la plupart des pays européens ne sont pas sur cette ligne. La secrétaire d’État au Numérique, Axelle Lemaire, va proposer de superviser l’Icann par une assemblée générale multipartite, regroupant experts, acteurs économiques, représentants de la société civile et États. «Le conseil d’administration de l’Icann n’est redevable de personne, les États doivent avoir un rôle plus important », affirme la secrétaire d’État au Figaro. Axelle Lemaire proposera aussi (…) Lire la suite sur Figaro.fr

----------------------------------------------------------------------------


Paris craint une dérive des nouvelles adresses Internet en «.vin» 

Inscrivez-vous à la newsletter du Figaro